Réseau de transduction / nucléides A (2013)
Sur les principes physiques en interaction avant l’apparition de la vie sur Terre, les premières bactéries émergent de la matière sur des cycles d’échanges et de transformations d’éléments à l’échelle nanoscopique. Par une suite d’itérations hasardeuses, ces cycles agencent les éléments fondamentaux du monde physique dans des combinaisons dynamiques singulières qui se superposent à la matière brute.
Protégés dans des enclaves chimiques qui les préservent temporairement des aléas de leur environnement (solidification des surfaces, calcifications, qui donneront par la suite les premiers exosquelettes, coquilles, spores, …), ces combinaisons dessinent peu à peu des commutations subtiles permettant l’apparition de phénomènes autonomes. Des assymétries spatiales et temporelles inédites se superposent à la radicalité des phénomènes physiques, et des attractions magnétiques singulières accompagnent les changements d’états de la matière.
A l’intérieur de ces enclaves, les danses de particules se combinent entre elles librement, et forment les premières architectures moléculaires du monde vivant terrestre.



